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QUAND DÉSOBÉIR DEVIENT UN DEVOIR

Thursday, April 16th, 2009

Pétition de soutien aux salariés désobéissants de Pôle Emploi

A l’attention de M Charpy, DG POLE EMPLOI, et à ses donneurs d’ordres.

sud-emploiLe salarié met à la disposition de l’employeur, sa force de travail, manuelle, intellectuelle, mais pas sa personne. Le salarié en tant que personne n’est pas un instrument de production chargé d’exécuter des ordres.

Nous tenons à garder notre liberté de conscience et d’expression.

VOUS nous demandez d’exécuter des ordres :

- De décider, par téléphone, de l’indemnisation ou non d’un demandeur d’emploi, après un questionnement simplifié « script suffisamment précis »
- De vérifier l’authenticité des papiers, dans le dos des demandeurs d’emploi, à l’aide de lampes UV
- De procéder au « traitement des doutes »
- De dénoncer les suspects à la filière indemnisation

VOUS évitez soigneusement de nous communiquer les textes sur lesquels vous vous appuyez pour nous contraindre à exécuter cette sale besogne, ex : note PE/DG/CSP/2009/N°62, introuvable sur intranet.

VOUS nous faites porter les responsabilités de ces actes en vous gardant bien de nous alerter sur les conséquences.

Ce système mis en place induit l’idée d’une fraude organisée et généralisée qui n’est qu’un pur fantasme. Plus grave, il agit sur l’inconscient collectif avec tous les dangers qui peuvent en découler : malaise, culpabilisation, agressivité, violences envers soi-même et envers les autres, et ce, des deux côtés du guichet.

NOUS refusons d’être l’instrument d’une politique paranoïaque :

- où tous les demandeurs d’emploi seraient considérés comme des suspects en puissance
- où tous les demandeurs d’emploi seraient considérés comme des fraudeurs

NOUS refusons de collaborer avec les services de la Préfecture qu’ils soient sous la responsabilité de Monsieur Hortefeux, de Monsieur Besson ou d’un autre.

NOUS sommes solidaires des personnes que nous accompagnons vers l’emploi,

NOUS ne les trahirons pas.

Nous, salariés de Pôle Emploi et signataires de cet appel refusons d’exécuter ces ordres,

Nous, usagers de Pôle Emploi, d’hier, d’aujourd’hui et de demain soutenons cette initiative

Signez la pétition

L’histoire sera écrite par nous

Monday, December 29th, 2008

L’histoire sera écrite par nous, Ou à notre insu.
écrit le 22/12/08 à 00:06:17, à Athènes: Texte par la GSEE squattée.

Nous, les travailleurs manuels, les employés, les chômeurs, les intérimaires, nationaux et immigrés qui ne sont pas téléspectateurs mais participent depuis samedi soir, après le meurtre d’Alexandros Grigoropoulos, aux diverses manifestations, accrochages avec la police, occupations de bâtiments publiques dans le centre comme dans les différents quartiers, qui ont dû souvent abandonner leur travail et leurs obligations quotidiennes pour descendre dans la rue aux côtés des élèves, des étudiants et autres prolétaires en lutte.

Nous avons décidé d’occuper le bâtiment de la GSEE (Confédération Générale des Travailleurs de Grèce) pour le transformer en un lieu de liberté d’expression et de rencontre des travailleurs.


1)Pour détruire le mythe mis en avant par les médias, « q
ue les travailleurs étaient et restent absents des émeutes, que la colère exprimée ses jours-ci n’est l’affaire que de 500 «cagoulés» et «houligans», et que les travailleurs étaient par contre présents à leurs différentes émissions en tant que personnes lésées ». Et cela même, au moment ou la crise capitaliste en Grèce et dans le monde entier conduit des centaines de milliers de personnes aux licenciements, ces mêmes licenciements qui sont présentés par les médias comme un «fait naturel».
2) Pour dénoncer et révéler le rôle de la bureaucratie syndicaliste et son effort pour ébranler la révolte. La GSEE et tout le mécanisme syndicaliste qui la soutient depuis des décennies, compromettent nos luttes, marchandent notre force de travail pour un rien et perpétuent le régime d’exploitation et d’esclavage salarié. Prenons comme exemple leur position de mercredi dernier lorsqu’ils ont annulé la grève programmée en se limitant à l’organisation d’un rassemblement de courte durée à la place Syndagma et ont forcé les gens à quitter la place pour éviter leur éventuelle «contamination» par le virus de la révolte.
3) Pour rendre enfin cet espace, construit aux frais de nos contributions mais dont nous restons exclus, ouvert à tous, à l’image de l’ouverture sociale créée par les émeutes.
Cela fait des années, au point de perdre notre dignité, que nous faisons confiance à des sauveurs de tout genre. Nous devons, en tant que travailleurs, assumer nos responsabilités et ne confier nos espoirs à aucun meneur «éclairé» ou représentant «compétant». Nous devons acquérir notre propre voix, nous retrouver, discuter, décider et agir. Contre l’attaque généralisée à laquelle nous faisons face. Notre seule issue : la création de résistances collectives venant de la base.
4) Pour promouvoir l’idée d’une organisation par nous-mêmes, l’idée de la solidarité dans le milieu du travail, des comités de lutte et des décisions prises collectivement par la base, pour supprimer les syndicalistes bureaucrates.
Des années durant nous nous résignons à la misère, à la duperie et à la violence au travail. Habitués à compter nos invalides et nos morts – événements baptisés « accidents du travail ». Habitués à compter, tout en restant indifférents au sort des immigrés –nos frères de classe- qui se font assassiner. Nous en avons marre de vivre avec l’angoisse d’un salaire non garanti, des cotisations sociales et d’une retraite qui s’avère inaccessible.
A l’instar de notre lutte pour ne pas laisser nos vies entre les mains des patrons et des représentants syndicaux, nous allons mener la lutte pour ne laisser aucune des personnes insurgées, arrêtées par la police, entre les mains de l’état et de ses mécanismes répressifs.

LIBERATION IMMEDIATE DES PERSONNES ARRETEES
PAS DE PLAINTE PORTEE CONTRE ELLES
LES TRAVAILLEURS EN CHARGE DE LEUR PROPRE ORGANISATION
GREVE GENERALE
L’assemblée générale des travailleurs insurgés

LAPORTE, prends là!

Friday, December 19th, 2008
CREPS d'HOULGATE - Mai 2008

CREPS d'HOULGATE - Mai 2008

Bernard LAPORTE, aux ordres de Bercy, annonce la fermeture du CREPS d’Houlgate au 1 septembre 2009.

42 emplois directs sont menacés, plus une dizaine d’emplois induits.

Un site flambant neuf, au maximum de ses performances, va finir en friche, puis sera livré à la spéculation immobilière.

Évidement la députée AMELINE et le conseiller COLLIN, nous assurent du contraire. “Dormez tranquille, passez de bonnes fêtes, ne vous laissez pas récupérer, on s’occupe de tout.”

Violons et petits-fours.

Si vous y croyez, dormez!

Si vous avez le moindre doute, faites du bruit.

Pétition en cours, marché de DIVES SUR MER. Stade d’Ornano, Samedi 20 décembre, 19h.

Ou sur >>> mesopinions.com