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PCF ciao bella

Monday, February 16th, 2009

Nouveau Parti Anti-capitaliste

Après plusieurs semaines de tergiversations et de tourments, j’ai finalement pris la décision de quitter le PCF. Je rejoins le NPA qui me semble plus correspondre à mes tendances révolutionnaires.

En guise d’explication, voici mon adresse aux camarades:

“Au secrétaire fédéral, PCF du Calvados,
Au secrétaire de section Côte-Fleurie,

Je vous informe que je rends ma carte du PCF et que j’abandonne les responsabilités qui sont les miennes au sein du conseil-fédéral et au bureau de section.
Par égard à l’idéal que je me fais du communisme et aux nombreux camarades qui conservent ma sympathie, je vais argumenter ma décision.

Tout d’abord, j’affirme que l’action politique doit s’appliquer, d’abord, à l’échelon local, ici et maintenant, avec, et, pour les citoyens.

Faute de quoi le réformisme, qui est le choix exclusif (de plus en plus controversé) du PCF n’a aucun sens, et ne peut servir qu’à affaiblir nos forces (militants, adhérents et électeurs) et parallèlement, à reconstituer une classe dominante, de cadres et d’élus, inclinée à défendre ses propres intérêts égocentriques (cumul et « plafond de verre ») et ceux du parti (structures et financement).
Le 34eme congrès à souligner, à demi-mots, ces dérives. Je crains que le poids des habitudes, la discipline imposée comme ultime argument, l’emportent sur l’essor de la démocratie, la co-élaboration et la souveraineté des communistes.

Dans l’immédiat, mes intérêts de classe, prolétaire et même sous-prolétaires, me commandent de me préoccuper de mon pouvoir d’achat et du poids des factures qui s’accumulent. J’ai donc entrepris de mettre mon nez dans les affaires publiques locales et de vérifier que le mandat que j’ai délégué à des camarades était respecté. Ma surprise a été à la hauteur de ma déception de voir que j’avais été trompé sur la marchandise. Mais plus encore, que ma démarche était disqualifiée, méprisée par ceux-là même que j’ai élu et contribué à faire élire. Ce n’est pas ma conception du communisme de confisquer un pouvoir provisoirement délégué. Non plus que d’invoquer des enjeux nationaux pour ne pas mettre en application des alternatives locales. Encore moins de ne pas assumer ses convictions au motif qu’on est élus aux « responsabilités » pour faire une politique consensuelle (Jospin l’a fait: « je ne ferai pas la politique du PS mais celle de tous les français ». On sait ce que cela a donné…

Selon moi, le combat communiste suppose d’avoir du courage, la fibre contestataire, la volonté de toujours remettre en question des vérités établies (surtout lorsqu’elle sont issues de multinationales capitalistes, contestées dans le monde entier).
( “La force d’inventer au lieu de suivre ; la force d’inventer notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent”, Aimé Césaire).
Donc je vais mettre en cause et en accusation le travail fait et non-fait par nos élus prétendus communistes.
Je ne pourrai le faire librement qu’en étant extérieur au parti.
Concrètement, au plan local:
- Je dénonce le fait que des élus communistes reprennent à leur compte les arguments commerciaux de Veolia, sans jamais mettre en doute, et par principe, la légitimité de ces solutions capitalistes, dispendieuses et non pérennes.
- Je dénonce le fait que élus communistes consentent des cadeaux, à hauteur de plusieurs centaines de milliers d’euros, au groupe Carrefour, alourdissant ainsi nos charges et nous privant de possibilités d’amortir le poids de la récession.
Au plan national:
- Je conteste la caution apportée par le CN à la politique commerciale de Areva, ignorant en cela les sensibilités écologiques de nombreux camarades et laissant supposer que les militants du PCF n’ont pas de conscience environnementale.
- Je ne peux faire campagne pour un candidat aux européennes qui cautionne lui aussi l’EPR, au motif populiste qu’il génère des emplois. Je vous informe que les EnR en produisent beaucoup plus, sans les déchets, sans le démantèlement, et sans nous mettre à dos les nombreux acteurs associatifs, alter-mondialistes, alternatifs et écologistes qui ont compris, eux, que l’hégémonie du nucléaire est une impasse capitaliste.
Je reste, plus que jamais, communiste, mais m’en vais grossir les rangs des communistes extérieurs au PCF. L’offre politique ne manque pas, qui accueillera ma modeste contribution à promouvoir la révolution et l’avènement d’un autre monde. Un autre monde débarrassé de toute forme de domination.
Nous nous retrouverons dans l’action et la lutte (des classes).
Bien fraternellement.
Stéphane”

34eme congrès

Tuesday, January 6th, 2009

Citation du camarade Jean-Claude VINCENT, sur

AlternativeForge.net

“Le parti communiste français en reste aux généralités, en attente de réponses extérieures à lui-même. Il n’insinue pas d’idées de dépassement dans les failles ouvertes – pour combien de temps – des certitudes du capitalisme et de ses aliénations que nous portons, pour une part, tous et toutes en nous. Il ne sait plus qui et pourquoi il est, qui il représente ni de qui il est l’émanation historique. Il est en manque de repères nouveaux. Baissant la garde idéologique, au nom du pluralisme des idées, au lieu de la renouveler, il se croit alors capable de rassembler le « peuple », majoritairement, en utilisant des mots, symboles d’une transformation, vidés de leurs sens.”

*****

Le texte qui clôture notre 34eme congrès n’est en effet qu’une suite de mots, pas besoin d’être Lapalisse pour le souligner. Ce texte, de lui-même, ne modifiera rien, et surtout pas le rapport des forces qui s’opposent. Prétendre que ce texte n’a pas de contenu, ou qu’il est fade et sans portée, qu’il ne répond pas aux attentes des peuples n’a pas, non plus, beaucoup de sens. Ce projet est une invitation à nous mettre au boulot, à militer, à nous associer aux multiples luttes qui ont lieu, très concrètement, sur tous les lieux de productions, intellectuelles ou manuelles. La fin de ce congrès marque le début de ce que nous, militantes et militants avons à faire et à défaire. Et c’est bien là que le bât blesse. Car une fois terminés ce déluge de contributions, cette ronde de réunions et de rodomontades, qu’allons nous faire et ne pas faire ? Continuer d’ergoter sur un texte ? Produire une énième théorie ? Ou bien être présent sur les marchés, à la sortie des usines, des lycées, allons nous grossir les rangs des manifestations, hisser nos drapeaux rouges, ou bien se contentera t-on d’en suivre les résumés au JT, en déplorant le peu de mobilisations…

Oui c’est là notre faiblesse. Trop peu de militants, à peine suffisamment de cotisants, beaucoup trop de communistes d’opérette, timides et complaisants. Absents aux réunions, pas disponibles pour tracter, occupés par des obligations personnelles, liste de courses, match de football, mais pour le coup de force, personne ! Qu’en est-il de l’intensité et de la sincérité de notre engagement ? C’est là qu’il faut questionner camarade et non sur la position de la virgule ou sur l’emploi ou la portée de tel ou tel adjectif ! Si ce n’était mon aversion du mao-lénino-trotskysme, il y-a belle lurette que j’aurais grossis leurs rangs. A notre gauche, au moins, çà bouge, on joue des coudes, pas de retraite, on a pas bradé sa combattivité contre un bout de carte ou un bulletin de vote.

Et puis il faut aussi questionner nos élus. N’est-il pas plus simple d’être communiste dans une municipalité de droite, plutôt que dans une ville de gauche ou à majorité communiste ? Qu’en est-il de la démocratie participative quand les sections ne sont pas même associées aux travaux de leurs délégués ? Ce pouvoir délégué n’est-il pas confisqué ? Par ceux-là même qui ont fait appel à nos petits bras pour tracter pendant les campagnes. Qui ensuite nous rétorquent que nous ne disposons d’aucun mandat pour mettre notre nez dans les affaires. Que si nous le faisons, nous les mettrons en difficultés. Ceux-là qui une fois élus grâce à nous se cantonnent à une gestion tranquille, à une posture électoraliste. Ce 34eme congrès n’était qu’une ouverture, c’est à nous, militantes et militants, de lui donner du corps. Et non par la théorie mais par l’action, par notre courage, notre conviction, notre combattivité, notre volonté de créer des liens, y compris virtuels (multi-média). Il nous faut provoquer le débat, demander des comptes et clamer bien haut la souveraineté des assemblées de communistes sur les mandats électoraux.

Sans nous rien n’est possible.

Bien fraternellement.

Technorati Profile

Allez j’rend ma carte!

Wednesday, December 17th, 2008
Décideur - Faujour

Décideur - Faujour

Je lis, j’entends, beaucoup de bêtises et d’extrapolations sur le PCF.

J’y milite en tant que “communiste libertaire”, ouvrier, précaire, et il ne se passe pas un mois sans que l’envie me prenne de rendre ma carte.

Moyennant quoi, la raison, qui tonne en son cratère, reprend le dessus.

Nous sommes, et restons au manettes, pour changer le monde, et faire évoluer le PCF de l’intérieur, vers un communisme du XXIeme siècle.

Vous les planqués à crédits, retraités des luttes, embourgeoisés, révolutionnaires littéraires, mettez-vous au boulot où passer la main.

Vos divagations, vos chamailleries stériles, sont le reflet de votre inefficacité et du peu de sincérité de votre engagement révolutionnaire.

Quand on gagne le SMIC, qu’on écrit pas de bouquin, qu’on n’a pas de mandat, ni de tribune, ni de cour, on se fout de vos masturbations pseudo-intellos.

Drapeau rouge

Drapeau rouge

Nous on veut que le monde change, que notre quotidien s’améliore, que les lois soient votées ou abrogées, peu importe le chemin, et surtout sans attendre la fin de vos interminables palabres.

Allez donc tracter devant les usines, devant les super-marchés et les lycées, vendez l’Humanité, le boulot ne manque pas! Ensuite il ne vous restera que peu de temps pour gloser, faire les paons, et nous saouler de vos aigres litanies.
Je vous confirme que le PCF est toujours bien vivant, et que ses militantes, militants, ont les mains dans le charbon.

Alors basta les causeurs!

Remuez-vous et faites du bruit.

Bien fraternellement.

La tente BOUTIN

Friday, December 12th, 2008

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La tente Boutin

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