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June 15th, 2009 by soupiresenvoyé par ReOpen911 – L’actualité du moment en vidéo.
Pourquoi est-il raisonnable d’être anticapitaliste
May 10th, 2009 by soupires« L’homme a toujours fait la guerre» ; « L’homme est fondamentalement égoïste » ; « Le capitalisme a toujours existé et existera toujours » ; « Malgré ses défauts, le système capitaliste est tout de même le moins mauvais » ; « Le capitalisme est le seul modèle qui a fait ses preuves. Toutes les autres sociétés ont abouti à des catastrophes ».
Ces affirmations, qu’on entend partout et depuis longtemps, jouent un rôle très précis : balayer d’un revers de la main tout débat sérieux, toute analyse critique et toute proposition alternative au modèle économique dans lequel nous vivons. Accepter ces affirmations nous empêche de voir l’essentiel : nous vivons dans un monde basé sur l’exploitation, la pauvreté et les inégalités. Nous vivons aussi dans un monde qui connaît une crise globale, planétaire, sans précédent dans l’histoire de l’humanité. En nous poussant au repli sur soi et au fatalisme, ces affirmations nous empêchent également de devenir des citoyens responsables, mettant leurs énergies et leurs intelligences au service d’un projet émancipateur. Si nous voulons lutter du mieux que nous pouvons contre l’injustice sociale, il est donc nécessaire de déconstruire, combattre et dépasser ces affirmations, qui ne sont rien d’autre que des contrevérités et des idées préconçues. Il faut l’accepter, l’humanité doit trouver les moyens d’avancer concrètement dans une autre voie que le capitalisme. Ce ne sera pas facile. Le chemin sera long et parsemé d’obstacles, mais c’est la seule solution si nous voulons construire cet autre monde possible, socialement juste et respectueux de la nature. Il faut l’accepter, être anticapitaliste aujourd’hui, c’est urgent, nécessaire et raisonnable.
1.Être anticapitaliste, c’est simple, cohérent et moralement juste.
Commençons par le commencement, que signifie être anticapitaliste ? Selon le dictionnaire, est anticapitaliste celui « qui s’oppose au capitalisme ». Mais qu’est ce que le capitalisme ? C’est un modèle économique et social dont les valeurs fondamentales sont le profit, la propriété privée des moyens de production, la concurrence et la croissance économique.
En fait, être anticapitaliste, c’est très simple : cela signifie tout simplement qu’on est contre le fait que le profit, la propriété privée des moyens de production, la concurrence, l’égoïsme et la croissance économique constituent les valeurs fondamentales qui déterminent les choix de nos sociétés humaines.
Être anticapitaliste, ce n’est donc pas du tout la même chose qu’être communiste, léniniste, staliniste, trotskiste, anarchiste, ou autres noms exotiques de ce genre. Être anticapitaliste, cela ne signifie pas « défendre » les régimes tels que la Russie de Staline, le Cambodge de Pol Pot, la Chine de Mao, ni celle d’aujourd’hui d’ailleurs. Être anticapitaliste, cela ne signifie pas non plus refuser le « progrès » et vivre de manière misérable en refusant catégoriquement tout ce qui provient de cette société. Vivre dans un système et être contre celui-ci, ce n’est ni la même chose, ni incompatible.
Etre anticapitaliste, c’est penser que ces valeurs (profit, propriété privée, concurrence et croissance) ne doivent pas et ne peuvent pas constituer la base d’une société socialement juste, respectueuse de la nature, solidaire et émancipatrice pour l’humanité.
2.Le système capitaliste n’a pas réussi à améliorer la vie des gens
Du côté des défenseurs du capitalisme, on entend souvent des affirmations du genre : « bien sûr que le capitalisme n’est pas parfait. Aucun système n’est parfait. Mais il ne faut quand même pas oublier que le capitalisme a permis une amélioration des conditions de vie pour des millions de gens. Par exemple, les gens n’ont jamais vécu aussi vieux. N’oublions pas non plus que c’est grâce au capitalisme que nous avons rendu accessible à des millions de gens la technologie tels que la télé, les avions, la voiture, les GSM, Internet. »
C’est vrai, il y a une part de vérité dans cette affirmation, mais cette part est très petite, voire minuscule. Pourquoi ? Il faut commencer par se rappeler que la plupart des richesses dont certains de nous bénéficient ont été créées en se basant sur l’exploitation des peuples et le pillage des ressources naturelles. Quel a été le « prix » à payer pour permettre à une minorité d’être humains de « profiter » ou « jouir » d’un niveau de vie élevé et du soi-disant « progrès ». Combien a-t-il fallu de guerres, de crimes contre l’humanité, de catastrophes humaines et écologiques pour arriver à ce « progrès » ?
Par ailleurs, le capitalisme est en place dans quasiment tous les économies du monde et celui-ci est « mondialisé », ce qui signifie que toutes ces économies sont interconnectées. Cela implique qu’un bilan sérieux du capitalisme ne peut être dressé qu’à une échelle globale en se posant la question de savoir combien d’êtres humains ont profité et profitent réellement de ce système ? Rappelons ici que selon la Banque mondiale, plus de la moitié de l’humanité vit dans la pauvreté. Pour ces trois milliards de personnes, il n’est pas question de télé, d’internet ou autres biens technologiques. Il est question de travailler 12H par jour, 7 jours sur 7, pour trouver suffisamment de ressources pour faire survivre sa famille, tout simplement pour ne pas mourir. Et quand on parle de « vivre vieux », il ne faut pas oublier que tous les rapports de Nations Unies montrent que l’espérance de vie a diminué dans de nombreux pays, pour atteindre par exemple 41 ans en RDC !
Au Nord et au Sud, la plupart des citoyens, mouvements sociaux, gouvernements et institutions internationales l’admettent : la situation actuelle est inhumaine, intolérable. Des milliards d’êtres humains se voient privés de leurs droits fondamentaux. Privés d’eau potable, de nourriture en quantité suffisante et de logements décents. Privés d’accès à la santé et à l’éducation. Le système capitaliste n’a donc pas réussi à améliorer la vie des gens. Il n’a pas réussi à résoudre les grands fléaux qui touchent l’humanité. Pire, au cours de ces 30 dernières années, c’est-à-dire depuis la mise en place du capitalisme néolibéral, la situation s’est dégradée, tant au Nord qu’au Sud de la planète. D’un point de vue global, le bilan du capitalisme est donc extrêmement négatif.
3.La crise à laquelle nous devons faire face est bel et bien une crise du système capitaliste
La situation (sociale, économique, écologique,…) actuelle est très mauvaise et s’est détériorée au cours de ces 30 dernières années, voilà le constat qui doit être posé. Ensuite, une autre question fondamentale doit être posée : comment la situation va-t-elle évoluer à court et moyen terme ? Dans quelle direction allons-nous ? Vers un « mieux » ou vers un « pire » ? Sans être devin, la réponse à cette question est assez claire. Elle est douloureuse, mais il faut l’accepter, avec honnêteté et sans tomber dans le catastrophisme : Non seulement la situation risque de continuer à se dégrader mais elle risque de se dégrader à un tel point que la survie même de l’humanité est en danger. L’humanité doit en effet faire face à plusieurs crises planétaires sans précédents : crise alimentaire, crise financière, crise économique, crise climatique, crise migratoire, crise écologique, crise énergétique, crise de civilisation.
Lorsqu’on s’intéresse aux tenants et aboutissants de ces crises, on remarque très vite qu’elles ne sont pas le résultat d’une « mauvaise gestion » ou d’absence de règles. Ces crises sont le produit de la nature et de la logique propre du capitalisme, système qui a pour seul objectif le profit maximal à court terme, quelles que soient les conséquences sociales et environnementales. Cette analyse nous donne donc une raison supplémentaire d’être anticapitaliste, et de chercher, trouver et mettre en place des solutions qui s’inscrivent résolument en rupture avec ce système et qui mettent la satisfaction des droits humains fondamentaux au cœur des choix politiques et économiques .
4.On ne peut pas donner un visage humain au capitalisme
Une autre question très importante est de savoir si le capitalisme est capable d’inverser la tendance. Selon les discours dominants, nous serions face à un capitalisme devenu fou qu’il s’agirait de raisonner. La crise financière serait le résultat d’un comportement inacceptable de quelques capitalistes et il faudrait donc « sauver le capitalisme des capitalistes ». Pour inverser la tendance actuelle et sortir de la crise, il s’agirait de refonder le capitalisme, de lui donner un visage humain, en revenant à plus de régulation.
Il y a, à l’heure actuelle, un changement par rapport aux discours néolibéraux de ces trente dernières années. Mais il ne faut pas confondre discours et réalité. Les interventions de l’Etat dans l’économie, comme les plans de sauvetage du secteur financier par exemple, ne sont pas là pour défendre les classes populaires, mais bien pour sauver le système capitaliste, tenter de retrouver de la croissance et par là, restaurer les profits des capitalistes. Il s’agit de gérer la crise en régulant le système provisoirement, pour éviter la faillite totale, puis, repartir sur les mêmes bases qu’auparavant. Il est possible qu’ils arrivent à retrouver la croissance, mais il y a peu de chance. Tous les chiffres et tous les rapports des institutions internationales indiquent que, sans changement radical, nous rentrons dans une crise profonde et longue. La crise bancaire et financière continue. La crise économique s’est généralisée. La crise est mondiale.
Dans tous les cas, dans le cadre des rapports de force actuels, il ne s’agit en aucun cas pour les gouvernements de mettre à l’ordre du jour la sortie de ce système. Ils ne l’ont pas fait jusqu’à présent et ne s’apprêtent pas à le faire. Ce qu’ils s’apprêtent à faire (et ont déjà commencé à faire), c’est de faire payer la crise aux travailleurs et aux peuples. Il s’agit d’appliquer la recette habituelle, à savoir socialiser les pertes et privatiser les profits. Il s’agit de tenir bon en espérant que la crise s’arrêtera et que les affaires reprendront. Est-ce cela refonder le capitalisme ? Est-ce cela que nous voulons ? Un peu de règles, un zest d’interventions, des discours sur la nécessité de supprimer les paradis fiscaux mais aucune vraie mesure contraignante, pour éviter le pire aujourd’hui, mais retomber dans une crise encore plus profonde dans quelques années ? Non.
Dans une perspective de long terme, il n’est donc pas possible d’humaniser, de rationaliser le capitalisme. Il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais » capitalisme. La recherche du profit maximum à court terme, la propriété privée des grands moyens de production, l’exploitation sans limite des travailleurs et de la nature, la spéculation, la compétition, la promotion de l’intérêt privé individuel au détriment de l’intérêt collectif, l’accumulation frénétique de richesse par une poignée d’individus ou encore les guerres sont des caractéristiques inhérentes du système capitaliste. Le capitalisme n’a pas de visage humain. Il a le visage de la barbarie. Pour le capital, peu importe la destruction la planète. Peu lui importe de mettre les enfants au travail. Peu lui importe que les gens mangent ou ne mangent pas, qu’ils aient un logement ou non, qu’ils aient des médicaments quand ils tombent malades, ou une retraite quand ils deviennent vieux. Non. Rien de cela n’importe au capitalisme. Pour faire face à la crise, il est donc nécessaire d’aller à la racine du problème et de mettre en place le plus rapidement possible des alternatives radicales qui en finissent avec le système capitaliste.
5.L’utopie n’est pas celle qu’on croit
Le capitalisme n’est pas capable de réaliser l’Alternative. Il n’est pas capable de garantir universellement la satisfaction des droits humains fondamentaux. Le capitalisme ne peut pas et ne veut pas s’attaquer aux grands défis sociaux et écologiques de notre temps. Une fois que l’on a accepté cette idée, la sortie du capitalisme et la construction d’un autre modèle se posent logiquement. Et c’est à cet instant que le « combat » contre l’idéologie capitaliste commence réellement. En effet, la grande victoire du capitalisme est d’avoir réussi à mettre dans la majorité des têtes l’idée selon laquelle un autre modèle est non seulement impossible mais aussi et surtout très dangereux.
« Il ne faut pas rêver. Le capitalisme a toujours existé et existera toujours. Il y a toujours eu des guerres et il y en aura toujours. Il y a toujours eu de la pauvreté et des inégalités et il y en aura toujours ! Et ceux qui prétendent le contraire sont des utopistes. Il faut regarder la vérité en face : l’homme est fondamentalement égoïste et, depuis la nuit des temps, a toujours recherché le profit, et le capitalisme intègre ce constat. Le capitalisme est donc l’ordre naturel des sociétés humaines. Créer un autre modèle, où on partagerait tout, est non seulement impensable, mais mènera automatiquement à une catastrophe. Il suffit de regarder s’est passé en Russie, avec ses 100 millions de morts, pour en être convaincus. »
Il n’est pas facile de lutter contre ces idéologies tant elles ont à première vue une cohérence d’ensemble et tant elles sont prégnantes dans notre vie quotidienne. Ce n’est pas facile mais c’est possible, et il faut le faire.
Premièrement, il faut rappeler que, sous sa forme actuelle, le capitalisme a à peine trois siècles d’existence. Des civilisations se sont développées au cours des précédents millénaires sur tous les continents sans connaître le capitalisme. Le capitalisme n’a pas toujours existé. Il est né dans les pores de la société féodale il y a une dizaine de siècles et ne domine la scène occidentale sous sa forme industrielle que depuis deux siècles. Ailleurs, il ne s’est imposé que plus tard. Il ne représente donc qu’une infime part dans l’histoire de notre humanité. Le capitalisme n’a pas toujours existé et n’existera pas toujours. Il en va d’ailleurs de la survie de l’humanité. L’humanité peut s’organiser d’une autre manière que le capitalisme.
Deuxièmement, dans le sens où il a été créé par l’homme, on peut dire que le capitalisme est un modèle humain. Mais on doit surtout dire que le capitalisme est inhumain dans le sens où il nourrit tout ce qu’il y a de plus mauvais dans l’homme : compétition, égoïsme, individualisme, etc. Ne nous trompons pas, la compétition et l’égoïsme à un niveau individuel et à « faible dose », cela n’a rien de désastreux et peut même avoir des côtés positifs. Il y a de l’égoïsme en chacun de nous, personne ne peut le nier, mais il y a aussi de la solidarité et de l’altruisme en chacun de nous. Et c’est bien cela qui est important : vivons-nous dans une société qui nourrit et renforce la compétition et l’égoïsme ou dans une société qui nourrit et renforce la solidarité et la coopération ? Plus globalement, il faut se demander si l’égoïsme et la recherche du profit, qui sont à la base du système capitaliste, peuvent être les moteurs de la construction d’une société socialement juste, respectueuse de la nature, solidaire et émancipatrice pour l’humanité ? Évidemment que non.
Troisièmement, il faut affirmer avec force que la société que nous devons construire ne doit en aucun cas ressembler aux expériences du 20ème siècle dites socialistes. Si les régimes staliniens de l’époque soviétique, de Pol Pot au Cambodge ou de la Chine de Mao sont des expériences traumatisantes qu’il faut critiquer avec force et sérieux, il ne faut pas oublier qu’on a systématiquement sous estimé les facteurs externes dans l’explication des échecs des expériences socialistes antérieures. C’est très clair, un système socialiste, c’est-à-dire un système qui met les besoins sociaux avant les besoins du capital, rentrent en contradiction directe avec les intérêts des capitalistes. Si on était si sûr qu’un modèle basé sur la coopération et l’échange ne puisse pas fonctionner, pourquoi les puissances capitalistes ont-elles dépensés autant d’énergie, de temps et d’argent, pour combattre idéologiquement, déstabiliser politiquement, étouffer financièrement, ou renverser militairement les régimes qui voulaient avancer dans cette voie ? Pourquoi Patrice Lumumba au Congo, Allende au Chili, Mossadegh en Iran, Thomas Sankara au Burkina, ont –ils assassinés par les puissances du Nord ? Parce qu’ils voulaient appliquer des politiques qui allaient à l’encontre de la logique du profit. Pourquoi Mobutu, Pinochet, le Shah d’Iran ou Compaoré ont-ils été soutenu techniquement et financièrement pendant plus de trente ans ? Parce qu’ils acceptaient de maintenir un système basé sur le transfert de richesses des classes laborieuses vers les classes capitalistes.
Et Adolf Hitler, Benito Mussolini, le régime expansionniste et militariste japonais avant et pendant la seconde guerre mondiale, le général Franco, le général Salazar, le régime de l’apartheid, n’étaient-ils pas des adeptes enthousiastes du capitalisme ? Ils sont responsables de dizaines de millions de morts.
Enfin, à ceux qui affirment que penser un autre modèle et agir pour le mettre en place est irréaliste, il faut tout simplement répondre que ce qui est irréaliste, c’est de penser que l’humanité va pouvoir continuer à vivre dans ce modèle. Rappelons-le, le bilan du capitalisme parle de lui-même : plus de pauvreté, plus d’inégalités et une planète qui n’en peut plus. Il est donc nécessaire et urgent de sortir de ce modèle et d’en inventer un autre. Un autre modèle est possible et nous devons réfléchir collectivement à la façon de le mettre en place. C’est faire honte à la créativité humaine que de penser que nous n’en sommes pas capable. L’utopie, l’humanité en a besoin, mais plutôt que d’être un frein, elle doit être un moteur, pour rompre avec la logique de la fatalité et proposer des mesures concrètes ici et maintenant, tout en donnant des perspectives intéressantes pour la collectivité humaine.
6.Il faut réinventer le socialisme au XXIème siècle
Face aux expériences dramatiques du socialisme réel du siècle passé, la société à construire, que l’on pourrait appeler socialisme du 21e siècle ou écosocialisme, doit constituer une réponse profondément démocratique et autogérée aux expériences négatives du passé. Il s’agit, face à cette crise globale du système capitaliste, de mettre en place des politiques anti-capitalistes, socialistes et révolutionnaires qui intègrent obligatoirement une dimension féministe, écologiste, internationaliste, anti-raciste. Il faut que ces différentes dimensions soient articulées de manière cohérente et intégralement prises en compte dans les projets du socialisme du 21e siècle.
Il est tout à fait possible de garantir la justice sociale, en Belgique, en Europe et partout dans le monde. Il est tout à fait possible d’avancer vers un modèle un modèle qui, tout en respectant la nature, permet chaque personne d’avoir droit à un logement correct, à une alimentation de qualité, un travail décent et bien rémunéré, une protection sociale, un accès à la santé et à l’éducation et aux transports. Il faut cependant aller plus loin que cela. Il s’agit de mettre en place une véritable démocratie. Démocratie politique bien sûr, où les citoyens prennent part concrètement aux grands choix qui déterminent la nature et le fonctionnement de nos sociétés. Mais il faut aussi une démocratie économique, où une autre répartition de la richesse se combine avec un contrôle de ces richesses par ceux et celles qui les produisent, à savoir les travailleurs et travailleuses des villes et des campagnes.
Mais cela n’arrivera pas tout seul, il faudra que ce soit un choix conscient et collectif. A l’heure actuelle il n’y a pas de forces sociales suffisantes pour renverser le capitalisme, c’est vrai. Mais partout sur la planète et à différentes échelles, des alternatives sociales, économiques, démocratiques, originales et autogestionnaires sont mises en place. De plus en plus de personnes pensent que nous avons le droit de vivre dans un autre système que l’ordre capitaliste. De plus en plus de personnes pensent qu’un autre monde est non seulement possible, mais qu’il est nécessaire et urgent de le construire, ici et maintenant. Notre tâche, en tant que citoyens du monde, est donc de nous servir de ces expériences concrètes, et de lutter du mieux que nous pouvons pour construire et organiser toutes les forces anticapitalistes.
Il s’agit de construire un modèle où ce sont les besoins des gens qui sont au cœur des choix politiques. Un monde où la coopération, l’entraide, le partage et la solidarité priment sur la concurrence et la compétition. Un monde où il y a de la place pour le débat et où on arrête de prendre les citoyens pour des ignares. Si on ne peut aucunement se réjouir de la crise car elle va toucher (et touche déjà) durement des centaines de millions de personnes, tant au Nord qu’au Sud de la planète, celle-ci a cependant un avantage : elle bat en brèche toutes les idéologies néolibérales, et montre le vrai visage des gouvernements, qui agissent systématiquement dans l’intérêt des riches. Il faut regarder autour de nous et se réapproprier la politique. La politique, ce n’est pas les gouvernements. La politique, ce n’est pas compliqué, ce n’est pas une affaire de spécialistes. La politique, c’est nous, avec nos différences, nos connaissances, notre énergie, notre créativité et notre poésie.
7.La lutte ne rend pas triste. Au contraire
Parce que les injustices sont si grandes et que nous sommes si faibles par rapport aux forces en présence, on entend souvent dire, en particulier au sein de la jeunesse, que d’essayer de changer le cours des choses est impossible et donc nous rendra forcément tristes. C’est faux. Analyser le monde dans lequel nous vivons, prendre conscience de son caractère profondément injuste, et prendre la décision de lutter du mieux que nous pouvons contre cette injustice, c’est comprendre la place que nous devons avoir dans la société et le rôle que nous pouvons humblement jouer. Cela, au contraire de nous rendre triste, doit nous permettre de prendre confiance en soi, et de donner du sens à notre passage sur terre.
Il va falloir lutter. Revendiquer collectivement des mesures qui vont à l’encontre des intérêts des capitalistes et de ceux qui les soutiennent. Il va falloir se mobiliser et descendre dans la rue. Il va falloir que les peuples reprennent le contrôle de leur avenir. La révolution se fera dans la rue et dans les urnes. Comme le rappelle Marx, c’est aux peuples de se libérer, par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Le chemin sera long et parsemé d’obstacles. Ce modèle que nous voulons restera un processus inachevé, remplit de contradictions, mais aussi d’échecs. Mais le chemin est tout aussi important que l’idéal à atteindre. Et ce n’est pas parce que l’on va à contre courant que l’on va dans la mauvaise direction. Comme le rappelle Marx, l’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte des classes.
Nul n’a besoin de la certitude de la victoire pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.
(d’après l’article originale de Olivier BONFOND, sur: http://www.cadtm.org)
Inauguration du blog NPA Calvados
May 5th, 2009 by soupiresAnnuaire NPA
April 22nd, 2009 by soupiresLa blogosphére des comités locaux du Nouveau Parti Anticapitaliste comprend de nombreux blogs et sites, pour les trouver facilement, chercher dans:
le NPAnnuaire
Conscient de l’intérêt que représentent nos systèmes de communications, je vous propose de figurer sur cet annuaire-web.
A ce jour, 108 blogs et sites, constituent notre blogosphère.
Outre les avantages liés à la centralisation de nos blogs, ou sites, pour les recherches de nos visiteurs potentiels, nous aurons là un annuaire qui permettra de faciliter nos relations transversales.
De plus les “moteurs de recherche” sont friands de ces liens qui améliorent notre référencement.
Il est possible de créer une page d’informations pas CAL. Cette offre est particulièrement destinée aux comités qui ne disposent pas d’un site et qui souhaitent être visibles et joignables facilement. Faites tourner l’infos auprès de nos camarades qui ne sont pas encore recensés.
Malgré l’existence d’un site ou d’un blog, de nombreux comités ne sont pas joignables simplement, ou pas du tout, par courriel…
Si vous savez les contacter, merci de leur communiquer, ces informations.
Par défaut, je collecte les infos sur le site national et vous inscrit d’office.
Si vous souhaitez intervenir, merci d’utiliser la fonction commentaire.
Vérifiez le bon fonctionnement de vos liens, et la pertinence des données de l’annuaire.
Pensez à me communiquer vos nouvelles coordonnées.
Diffusez cette information aux comités qui n’y figurent pas encore.
Merci de faire un lien sur vos sites.
Vous pouvez aussi me contacter à: npacal@gmail.com
A bientôt.
Stéphane
QUAND DÉSOBÉIR DEVIENT UN DEVOIR
April 16th, 2009 by soupiresPétition de soutien aux salariés désobéissants de Pôle Emploi
A l’attention de M Charpy, DG POLE EMPLOI, et à ses donneurs d’ordres.
Le salarié met à la disposition de l’employeur, sa force de travail, manuelle, intellectuelle, mais pas sa personne. Le salarié en tant que personne n’est pas un instrument de production chargé d’exécuter des ordres.
Nous tenons à garder notre liberté de conscience et d’expression.
VOUS nous demandez d’exécuter des ordres :
De décider, par téléphone, de l’indemnisation ou non d’un demandeur d’emploi, après un questionnement simplifié « script suffisamment précis »
De vérifier l’authenticité des papiers, dans le dos des demandeurs d’emploi, à l’aide de lampes UV
De procéder au « traitement des doutes »
De dénoncer les suspects à la filière indemnisation
VOUS évitez soigneusement de nous communiquer les textes sur lesquels vous vous appuyez pour nous contraindre à exécuter cette sale besogne, ex : note PE/DG/CSP/2009/N°62, introuvable sur intranet.
VOUS nous faites porter les responsabilités de ces actes en vous gardant bien de nous alerter sur les conséquences.
Ce système mis en place induit l’idée d’une fraude organisée et généralisée qui n’est qu’un pur fantasme. Plus grave, il agit sur l’inconscient collectif avec tous les dangers qui peuvent en découler : malaise, culpabilisation, agressivité, violences envers soi-même et envers les autres, et ce, des deux côtés du guichet.
NOUS refusons d’être l’instrument d’une politique paranoïaque :
où tous les demandeurs d’emploi seraient considérés comme des suspects en puissance
où tous les demandeurs d’emploi seraient considérés comme des fraudeurs
NOUS refusons de collaborer avec les services de la Préfecture qu’ils soient sous la responsabilité de Monsieur Hortefeux, de Monsieur Besson ou d’un autre.
NOUS sommes solidaires des personnes que nous accompagnons vers l’emploi,
NOUS ne les trahirons pas.
Nous, salariés de Pôle Emploi et signataires de cet appel refusons d’exécuter ces ordres,
Nous, usagers de Pôle Emploi, d’hier, d’aujourd’hui et de demain soutenons cette initiative
Signez la pétition
TOUT EST À NOUS!
April 12th, 2009 by soupiresHebdomadaire du NPA
Un euro et vingt centimes, sans publicité. Vendu par les militants, ou disponible par abonnement.

Au secours du CREPS
March 25th, 2009 by soupires
CREPS d'Houlgate
Il est encore temps d’agir, de réagir, et d’exiger le maintien de cet établissement. Au minimum, un moratoire doit être obtenu, afin de permettre le « tuilage » des activités (absence de rupture, de temps mort, entre le statut actuel du CREPS et un statut futur).
Compte-rendu de la réunion du collectif des personnels, le 24 mars
En présence de trente personnes, les animateurs du collectif font le point sur la situation.
Surdité du ministère et maintien de la liquidation à marche forcée.
- Non prise en compte des propositions de reprise des activités.
- Bras de fer entre le gouvernement (qui veut de se débarrasser du, des, CREPS, sans transférer les moyens financiers aux collectivités territoriales) et le Conseil-Régional qui lui exige ces conditions financières pour assurer la gestion du nouvel établissement.
- Constat de l’inactivité de la député N. AMELINE, et du conseiller-général O. COLIN, pas même une signature au bas d’une pétition. Rappelez-vous leur conseil de fin 2008: « Ne vous inquiétez pas, ne vous fâchez pas, ne vous laissez pas récupérer, passez de bonnes fêtes… »
Actions et décisions
- Délégations syndicales des six CREPS, au ministère, à Paris, le 26 mars, avec la volonté d’être reçues et entendues.
- Demande d’audience auprès du préfet et président de région.
- Décision de réunir le collectif d’Houlgate tous les mardi.
- Organisation d’une mobilisation et d’une médiatisation de plus grande ampleur.
- Préparation d’une « inauguration posthume » des équipements sportifs récemment créés.
- Préparation d’une porte-ouverte afin de sensibiliser et d’associer les populations au combat des CREPS.
Le collectif des personnels du CREPS d’Houlgate fait appel à votre esprit de solidarité pour soutenir et rejoindre ses actions. Merci de vous faire connaître, de proposer votre aide et faire vos suggestions.
A bientôt.
Adresse à mes amis et camarades de Sion
March 6th, 2009 by soupires
Merci de m’interpeler, de m’interroger et de me fournir l’occasion de m’instruire toujours. Parlez moi du sionisme et je vous parlerai du Trotskisme.Vous semblez vous inquiéter du manque de réaction du NPA face à “l’impérialisme musulman” et soupçonner une collusion avec l’antisémitisme arabe.
D’abord, je veux vous rappeler que nos “grands-pères”, se nomment: Karl Heinrich Marx, Lev Davidovitch Bronstein, Vladimir Ilitch Oulianov, (et l’un de nos leaders Daniel Bensaïd) cette filiation devrait suffire à éteindre vos soupçons.
Il est vrai que ces dernières années nous avons dû nous positionner, trop souvent, sur le conflit Israël-Palestine. Le NPA ne fait pas l’actualité, il tente de l’éclairer et d’en extraire les enjeux politiques. D’autre part, pour des raisons historiques, d’héritage colonial, d’appartenance à la communauté méditerranéenne, et d’immigration nord-africaine, la France et ses populations sont particulièrement sensibles aux évènements du Proche-Orient. Certains, d’un bord ou d’un autre, y trouvent des raisons de se projeter, de s’identifier et d’exporter ce conflit ici, pour mieux régler leurs comptes xénophobes.
Le NPA combat toutes les formes d’impérialisme, de domination, d’expropriation ou de massacre de population, que ce soit au Proche-Orient, en Afrique, en Amérique-Latine ou partout ailleurs.
Il n’y-a aucune volonté de hiérarchiser les victimes qu’elles soient juives, musulmanes, chrétiennes, athées, ou se réclamant d’une communauté territoriale.
Le NPA promeut les valeurs internationalistes, et selon nous les frontières ne devraient avoir qu’une portée folklorique. C’est pourquoi nous combattons, outre les capitalistes, les nationalistes et xénophobes de tout poil.
Il n’est pas aisé, pour un militant marxiste-révolutionnaire, de décortiquer les conflits qui agitent depuis des siècles les “gens du Livres”. La solution la plus simple serait de les renvoyer dos à dos, et d’y opposer nos valeurs laïques. Mais, comme vous le soulignez souvent, les tenants et aboutissants, les acteurs, ne sont pas seulement religieux, mais aussi politiques et territoriaux.
Il faut donc que notre organisation politique, NPA, réclament la justice pour tous, et notamment en rappelant le respect des résolutions internationales.
Même si il n’y-a pas eu de manifestations massives (de celles qui sont couvertes par les médias dominants) à l’occasion du génocide au Darfour, le NPA et ses militants se sont impliqués dans les nombreux collectifs qui ont vu le jour pour dénoncer et alerter sur ce sujet. Si l’opinion publique n’a pas suivie massivement, on ne peut pas tenir le NPA pour responsable, et encore moins le soupçonner de complaisance avec les islamistes.
Nous considérons, et je considère, comme une victoire pour toute l’humanité et les droits de l’homme, la mise en examen d’El-Bechir par la CPI. Aucun doute la-dessus.
Sur ce mes amis, il vous faut aussi considérer que Israël n’est pas exempte de critique et d’infraction. Vous pouvez vous appuyer, pour cela, sur les nombreuses voix qui s’élèvent en Israël et dénoncent les excès d’un gouvernement et d’une population de plus en plus alignés sur une ligne de défense paranoïaque et coloniale.
Même si cela n’est pas plaisant pour vous, que cela vous met en porte-à-faux, ils vous faut faire preuve d’objectivité et de courage sans craindre d’être accusés de trahison à une cause.
Le sionisme a fait son œuvre, Israël existe! Israël est un ilot de démocratie au milieu de nombreux pays totalitaires et obscurantistes, soit!
Mais Israël n’a t-elle pas les moyens d’imposer la paix en cessant de nier, et de disqualifier la légitimité des palestiniens? Cette injustice dure depuis trop longtemps, voilà pourquoi il y en a tant d’échos.
Israël fait le jeu de ses ennemis, pourquoi?
Rabin a pris trois balles dans le dos, pourquoi?
La majorité des communautés, organisations juives, intellectuels, crie à l’antisémitisme dès que quiconque critique les actes extrêmes du gouvernement réactionnaire d’Israël, pourquoi?
Pourquoi toujours brandir le prétexte de l’auto-défense?
Lors du dernier carnage à Gaza, 1500 victimes d’un côté, 13 de l’autre côté.
Un prisonnier (otage) coté palestinien, plusieurs milliers côté israélien.
Si vous êtes courageux et sain d’esprit (non schizophrène, mythomane ou paranoïaque), vous devez réclamer la justice, rien que la justice, et l’application des traités internationaux.
Ou bien êtes-vous devenus si orgueilleux que vous y avez perdus toute sensibilité…?
Rassurez moi.
Bien fraternellement.
Stéphane
PCF ciao bella
February 16th, 2009 by soupiresAprès plusieurs semaines de tergiversations et de tourments, j’ai finalement pris la décision de quitter le PCF. Je rejoins le NPA qui me semble plus correspondre à mes tendances révolutionnaires.
En guise d’explication, voici mon adresse aux camarades:
“Au secrétaire fédéral, PCF du Calvados,
Au secrétaire de section Côte-Fleurie,
Je vous informe que je rends ma carte du PCF et que j’abandonne les responsabilités qui sont les miennes au sein du conseil-fédéral et au bureau de section.
Par égard à l’idéal que je me fais du communisme et aux nombreux camarades qui conservent ma sympathie, je vais argumenter ma décision.
Tout d’abord, j’affirme que l’action politique doit s’appliquer, d’abord, à l’échelon local, ici et maintenant, avec, et, pour les citoyens.
Faute de quoi le réformisme, qui est le choix exclusif (de plus en plus controversé) du PCF n’a aucun sens, et ne peut servir qu’à affaiblir nos forces (militants, adhérents et électeurs) et parallèlement, à reconstituer une classe dominante, de cadres et d’élus, inclinée à défendre ses propres intérêts égocentriques (cumul et « plafond de verre ») et ceux du parti (structures et financement).
Le 34eme congrès à souligner, à demi-mots, ces dérives. Je crains que le poids des habitudes, la discipline imposée comme ultime argument, l’emportent sur l’essor de la démocratie, la co-élaboration et la souveraineté des communistes.
Dans l’immédiat, mes intérêts de classe, prolétaire et même sous-prolétaires, me commandent de me préoccuper de mon pouvoir d’achat et du poids des factures qui s’accumulent. J’ai donc entrepris de mettre mon nez dans les affaires publiques locales et de vérifier que le mandat que j’ai délégué à des camarades était respecté. Ma surprise a été à la hauteur de ma déception de voir que j’avais été trompé sur la marchandise. Mais plus encore, que ma démarche était disqualifiée, méprisée par ceux-là même que j’ai élu et contribué à faire élire. Ce n’est pas ma conception du communisme de confisquer un pouvoir provisoirement délégué. Non plus que d’invoquer des enjeux nationaux pour ne pas mettre en application des alternatives locales. Encore moins de ne pas assumer ses convictions au motif qu’on est élus aux « responsabilités » pour faire une politique consensuelle (Jospin l’a fait: « je ne ferai pas la politique du PS mais celle de tous les français ». On sait ce que cela a donné…
Selon moi, le combat communiste suppose d’avoir du courage, la fibre contestataire, la volonté de toujours remettre en question des vérités établies (surtout lorsqu’elle sont issues de multinationales capitalistes, contestées dans le monde entier).
( “La force d’inventer au lieu de suivre ; la force d’inventer notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent”, Aimé Césaire).
Donc je vais mettre en cause et en accusation le travail fait et non-fait par nos élus prétendus communistes.
Je ne pourrai le faire librement qu’en étant extérieur au parti.
Concrètement, au plan local:
- Je dénonce le fait que des élus communistes reprennent à leur compte les arguments commerciaux de Veolia, sans jamais mettre en doute, et par principe, la légitimité de ces solutions capitalistes, dispendieuses et non pérennes.
- Je dénonce le fait que élus communistes consentent des cadeaux, à hauteur de plusieurs centaines de milliers d’euros, au groupe Carrefour, alourdissant ainsi nos charges et nous privant de possibilités d’amortir le poids de la récession.
Au plan national:
- Je conteste la caution apportée par le CN à la politique commerciale de Areva, ignorant en cela les sensibilités écologiques de nombreux camarades et laissant supposer que les militants du PCF n’ont pas de conscience environnementale.
- Je ne peux faire campagne pour un candidat aux européennes qui cautionne lui aussi l’EPR, au motif populiste qu’il génère des emplois. Je vous informe que les EnR en produisent beaucoup plus, sans les déchets, sans le démantèlement, et sans nous mettre à dos les nombreux acteurs associatifs, alter-mondialistes, alternatifs et écologistes qui ont compris, eux, que l’hégémonie du nucléaire est une impasse capitaliste.
Je reste, plus que jamais, communiste, mais m’en vais grossir les rangs des communistes extérieurs au PCF. L’offre politique ne manque pas, qui accueillera ma modeste contribution à promouvoir la révolution et l’avènement d’un autre monde. Un autre monde débarrassé de toute forme de domination.
Nous nous retrouverons dans l’action et la lutte (des classes).
Bien fraternellement.
Stéphane”
Israël doit être jugé par la Cour pénale internationale
January 22nd, 2009 by soupiresAppel aux Juifs, Chrétiens, Musulmans, Croyants et Non-croyants, Libres penseurs,
Environ 300 ONG et associations vont saisir le Procureur auprès de la Cour Pénale Internationale, pour qu’une enquête soit ouverte à propos des crimes de guerre commis par Israël à Gaza.
A Monsieur le Procureur près de la Cour Pénale Internationale (CPI)
Le droit est la marque de la civilisation humaine. Chaque progrès de l’humanité est allé de pair avec le renforcement du droit. Le défi que nous lance l’agression d’Israël sur Gaza est d’affirmer, au cœur de ces souffrances, qu’à la violence doit répondre la justice.
Crimes de guerre ? Seuls les tribunaux peuvent condamner. Mais nous devons tous témoigner car un être humain n’existe que dans son rapport aux autres. Les circonstances donnent toute sa dimension à l’article 1er de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1949 « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».
La protection des peuples, et non pas celle des Etats, est la raison d’être de la CPI. Un peuple sans Etat est le plus menacé de tous, et, devant l’Histoire il se trouve placé sous la protection des instances internationales. Le peuple le plus vulnérable doit être le plus protégé. En tuant les civils palestiniens, les chars israéliens font saigner l’humanité. Nous avons milité pour que le pouvoir du Procureur général soit au service de toutes les victimes, et cette compétence doit permettre d’adresser au monde entier un message d’espoir, celui de la construction d’un droit international fondé sur le droit des personnes. Et ensemble, un jour, nous pourrons rendre hommage au peuple palestinien pour tout ce qu’il a apporté dans la défense des libertés humaines.
Signez et faites circuler >>> http://www.tlaxcala.es
Lettre ouverte à monsieur l’ambassadeur de l’état d’Israël
January 17th, 2009 by soupiresMonsieur l’ambassadeur de l’état d’Israël, M. Daniel SHEK,
Monsieur l’ambassadeur, je vous demande de quitter la France.
Au nom de mes compatriotes, femmes et hommes de France, je vous accuse de délinquances internationales, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Vos mensonges, vos manipulations de l’horreur nous sont insupportables. Partout sur notre territoire, les femmes et les hommes de tous âges de toutes classes s’élèvent contre les atrocités que vous perpétrez en Palestine. Le conflit, que vous entretenez et dont vous vous nourrissez, exacerbe les tensions, divise les populations de France qui sont les otages incrédules de vos crimes.
Depuis plus de cinquante ans, vous expropriez et exploitez les Palestiniens, vous vous livrez au nettoyage ethnique et forcez ce peuple au désespoir et la violence. Une violence que vous dénoncez avec hypocrisie et machiavélisme puisque vous l’avez vous même crées pour pouvoir mener à terme votre politique coloniale et génocidaire. Le Hamas est votre enfant illégitime! et vous prétendez l’assassiner en massacrant les enfants de Palestine, en bombardant les hôpitaux, les ONG, en les brulant au phosphore et en les empoisonnant à l’uranium.
Monsieur l’ambassadeur, n’avez vous pas honte?
L’état d’Israël souffre t-il du complexe de supériorité, ou bien d’un désire de revanche?
Vos ancêtres ont été les victimes de la Shoah, comment pouvez-vous supporter d’être à votre tour les bourreaux du peuple Palestinien?
Vous avez fait de Gazza un immense camp de concentration oû vous répandez maintenant des bombes incendiaires sur une population démunie qui n’a d’autre choix que de s’en remettre à d’ultimes combattants qui résistent encore, et résisterons toujours, à votre impérialisme criminel.
La Shoah justifie t-elle la Nakba, monsieur l’ambassadeur?
S’il vous reste un peu d’humanité et de courage politique, quittez vos fonctions, quittez la France, dénoncez la politique de votre gouvernement.
Soyez un juste parmi les justes monsieur SHEK!
Je vous en prie, entrez dans l’histoire par la grande porte.
Les femmes et les hommes de France vous en supplient.
Mes meilleures salutations.
Stéphane POUSSIER (citoyen de Dives sur mer, Calvados, Normandie)
Bourrez la BAL de l’ambassade >>> information@paris.mfa.gov.il
Al Nakba
January 15th, 2009 by soupiresPlutôt qu’un long discours, je crois préférable de vous laisser étudier ces cartes…
“En tant que laïque, je souhaite à la Palestine et à tous les autres etats arabes d’être gouvernés par des lois humaines. Cependant, je considère le HAmas comme la conséquence naturelle d’une occupation arbitraire et brutale. Son radicalisme devrait être vu comme le résultat pérvisible du projet colonial israélien en Palestine. Les Palestiniens sont prêts à soutenir tout mouvement prônant la résistance et promettant de défendre leurs droits à la liberté et à l’autonomie. A ce stade de l’Histoire, le Hamas représente pour eux le défenseur de ces droits.”
Citation de : Khaled Hroub, “Le Hamas”
Editions DEMOPOLIS , 252 pages, Prix : 20 €.
Source: http://www.info-palestine.net
Appel du Collectif Solidarité PALESTINE 14
RASSEMBLEMENT
CONTRE LES MASSACRES A GAZA
SOUTIEN A LA RESISTANCE DU PEUPLE PALESTINIEN
EXIGEONS DES SANCTIONS CONTRE ISRAËL
Samedi 17 Janvier 15 heures
Face A Monoprix
à l’appel du :
Collectif Solidarité Palestine 14
Chaque Samedi, en alternance avec le Rassemblement des Femmes en Noirs, et tant que durera l’attaque de l’état d’Israël contre les palestiniens de la bande de Gaza, le Collectif Solidarité Palestine 14 appelle à se rassembler avec pancartes et calicots devant Monoprix à Caen.
Après une prise de parole, nous nous disperserons par groupes dans la ville de Caen afin d’informer et discuter avec la population de la réalité de l’intervention Israélienne à Gaza et de ces conséquences pour le monde.
Arret DU MASSACRE ET OUVERTURE D’UN CORRIDOR HUMANITAIRE
LEVÉE IMMÉDIATE ET TOTALE DU BLOCUS
SUSPENSION DE TOUT ACCORD D’ASSOCIATION ENTRE L’UE ET ISRAËL
POUR DES SANCTIONS INTERNATIONALES CONTRE ISRAËL
POUR UNE PROTECTION INTERNATIONALE DE LA POPULATION PALESTINIENNE
Jean-Christophe Petite
Tel : 02 31 53 93 91
Courriel : j-c.petite@wanadoo.fr
Collectif Solidarité PALESTINE 14 : AFPS-14, ATTAC-14, CIMADE, CSF-14, Femmes en Noir, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement de la Paix, Résistances, Terre des Hommes, Trait d’Union, UJFP-14,Vie Nouvelle ; FSU, SGEN-CFDT, Solidaires, UNEF ; ANPAG, Citoyens à Caen, LCR, Les Verts, PCF, Parti de Gauche. Soutien : Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien
34eme congrès
January 6th, 2009 by soupiresCitation du camarade Jean-Claude VINCENT, sur
“Le parti communiste français en reste aux généralités, en attente de réponses extérieures à lui-même. Il n’insinue pas d’idées de dépassement dans les failles ouvertes – pour combien de temps – des certitudes du capitalisme et de ses aliénations que nous portons, pour une part, tous et toutes en nous. Il ne sait plus qui et pourquoi il est, qui il représente ni de qui il est l’émanation historique. Il est en manque de repères nouveaux. Baissant la garde idéologique, au nom du pluralisme des idées, au lieu de la renouveler, il se croit alors capable de rassembler le « peuple », majoritairement, en utilisant des mots, symboles d’une transformation, vidés de leurs sens.”
*****
Le texte qui clôture notre 34eme congrès n’est en effet qu’une suite de mots, pas besoin d’être Lapalisse pour le souligner. Ce texte, de lui-même, ne modifiera rien, et surtout pas le rapport des forces qui s’opposent. Prétendre que ce texte n’a pas de contenu, ou qu’il est fade et sans portée, qu’il ne répond pas aux attentes des peuples n’a pas, non plus, beaucoup de sens. Ce projet est une invitation à nous mettre au boulot, à militer, à nous associer aux multiples luttes qui ont lieu, très concrètement, sur tous les lieux de productions, intellectuelles ou manuelles. La fin de ce congrès marque le début de ce que nous, militantes et militants avons à faire et à défaire. Et c’est bien là que le bât blesse. Car une fois terminés ce déluge de contributions, cette ronde de réunions et de rodomontades, qu’allons nous faire et ne pas faire ? Continuer d’ergoter sur un texte ? Produire une énième théorie ? Ou bien être présent sur les marchés, à la sortie des usines, des lycées, allons nous grossir les rangs des manifestations, hisser nos drapeaux rouges, ou bien se contentera t-on d’en suivre les résumés au JT, en déplorant le peu de mobilisations…
Oui c’est là notre faiblesse. Trop peu de militants, à peine suffisamment de cotisants, beaucoup trop de communistes d’opérette, timides et complaisants. Absents aux réunions, pas disponibles pour tracter, occupés par des obligations personnelles, liste de courses, match de football, mais pour le coup de force, personne ! Qu’en est-il de l’intensité et de la sincérité de notre engagement ? C’est là qu’il faut questionner camarade et non sur la position de la virgule ou sur l’emploi ou la portée de tel ou tel adjectif ! Si ce n’était mon aversion du mao-lénino-trotskysme, il y-a belle lurette que j’aurais grossis leurs rangs. A notre gauche, au moins, çà bouge, on joue des coudes, pas de retraite, on a pas bradé sa combattivité contre un bout de carte ou un bulletin de vote.
Et puis il faut aussi questionner nos élus. N’est-il pas plus simple d’être communiste dans une municipalité de droite, plutôt que dans une ville de gauche ou à majorité communiste ? Qu’en est-il de la démocratie participative quand les sections ne sont pas même associées aux travaux de leurs délégués ? Ce pouvoir délégué n’est-il pas confisqué ? Par ceux-là même qui ont fait appel à nos petits bras pour tracter pendant les campagnes. Qui ensuite nous rétorquent que nous ne disposons d’aucun mandat pour mettre notre nez dans les affaires. Que si nous le faisons, nous les mettrons en difficultés. Ceux-là qui une fois élus grâce à nous se cantonnent à une gestion tranquille, à une posture électoraliste. Ce 34eme congrès n’était qu’une ouverture, c’est à nous, militantes et militants, de lui donner du corps. Et non par la théorie mais par l’action, par notre courage, notre conviction, notre combattivité, notre volonté de créer des liens, y compris virtuels (multi-média). Il nous faut provoquer le débat, demander des comptes et clamer bien haut la souveraineté des assemblées de communistes sur les mandats électoraux.
Sans nous rien n’est possible.
Bien fraternellement.
Il faut nous faire entendre
January 3rd, 2009 by soupiresLe 29 Janvier sera décisif.
Nous devons nous faire entendre et respecter de ce gouvernement!
L’appel unitaire du 29 est ici
Mais aussi, les cadres de nos organisations, doivent nous rendre le pouvoir que nous leur avons seulement délégué. Nous, la base, devont leur imposer l’unité d’action, c’est le moins, pour que nos voix soient prises en compte et la riposte efficace et durable. Le pouvoir ne se quémande pas, il se prend! Coupons leur la parole! Des actes!
L’histoire sera écrite par nous
December 29th, 2008 by soupiresL’histoire sera écrite par nous, Ou à notre insu.
écrit le 22/12/08 à 00:06:17, à Athènes: Texte par la GSEE squattée.
Nous, les travailleurs manuels, les employés, les chômeurs, les intérimaires, nationaux et immigrés qui ne sont pas téléspectateurs mais participent depuis samedi soir, après le meurtre d’Alexandros Grigoropoulos, aux diverses manifestations, accrochages avec la police, occupations de bâtiments publiques dans le centre comme dans les différents quartiers, qui ont dû souvent abandonner leur travail et leurs obligations quotidiennes pour descendre dans la rue aux côtés des élèves, des étudiants et autres prolétaires en lutte.
Nous avons décidé d’occuper le bâtiment de la GSEE (Confédération Générale des Travailleurs de Grèce) pour le transformer en un lieu de liberté d’expression et de rencontre des travailleurs.
1)Pour détruire le mythe mis en avant par les médias, « que les travailleurs étaient et restent absents des émeutes, que la colère exprimée ses jours-ci n’est l’affaire que de 500 «cagoulés» et «houligans», et que les travailleurs étaient par contre présents à leurs différentes émissions en tant que personnes lésées ». Et cela même, au moment ou la crise capitaliste en Grèce et dans le monde entier conduit des centaines de milliers de personnes aux licenciements, ces mêmes licenciements qui sont présentés par les médias comme un «fait naturel».
2) Pour dénoncer et révéler le rôle de la bureaucratie syndicaliste et son effort pour ébranler la révolte. La GSEE et tout le mécanisme syndicaliste qui la soutient depuis des décennies, compromettent nos luttes, marchandent notre force de travail pour un rien et perpétuent le régime d’exploitation et d’esclavage salarié. Prenons comme exemple leur position de mercredi dernier lorsqu’ils ont annulé la grève programmée en se limitant à l’organisation d’un rassemblement de courte durée à la place Syndagma et ont forcé les gens à quitter la place pour éviter leur éventuelle «contamination» par le virus de la révolte.
3) Pour rendre enfin cet espace, construit aux frais de nos contributions mais dont nous restons exclus, ouvert à tous, à l’image de l’ouverture sociale créée par les émeutes.
Cela fait des années, au point de perdre notre dignité, que nous faisons confiance à des sauveurs de tout genre. Nous devons, en tant que travailleurs, assumer nos responsabilités et ne confier nos espoirs à aucun meneur «éclairé» ou représentant «compétant». Nous devons acquérir notre propre voix, nous retrouver, discuter, décider et agir. Contre l’attaque généralisée à laquelle nous faisons face. Notre seule issue : la création de résistances collectives venant de la base.
4) Pour promouvoir l’idée d’une organisation par nous-mêmes, l’idée de la solidarité dans le milieu du travail, des comités de lutte et des décisions prises collectivement par la base, pour supprimer les syndicalistes bureaucrates.
Des années durant nous nous résignons à la misère, à la duperie et à la violence au travail. Habitués à compter nos invalides et nos morts – événements baptisés « accidents du travail ». Habitués à compter, tout en restant indifférents au sort des immigrés –nos frères de classe- qui se font assassiner. Nous en avons marre de vivre avec l’angoisse d’un salaire non garanti, des cotisations sociales et d’une retraite qui s’avère inaccessible.
A l’instar de notre lutte pour ne pas laisser nos vies entre les mains des patrons et des représentants syndicaux, nous allons mener la lutte pour ne laisser aucune des personnes insurgées, arrêtées par la police, entre les mains de l’état et de ses mécanismes répressifs.
LIBERATION IMMEDIATE DES PERSONNES ARRETEES
PAS DE PLAINTE PORTEE CONTRE ELLES
LES TRAVAILLEURS EN CHARGE DE LEUR PROPRE ORGANISATION
GREVE GENERALE
L’assemblée générale des travailleurs insurgés
PAS DE PLAINTE PORTEE CONTRE ELLES
LES TRAVAILLEURS EN CHARGE DE LEUR PROPRE ORGANISATION
GREVE GENERALE
L’assemblée générale des travailleurs insurgés
Abus de language
December 29th, 2008 by soupiresIl y-a quelques jours, je vous ai relaté ma réaction face à l’attitude de mon boulanger.
A ma grande surprise, celui-ci a réagi. Nous nous sommes rencontrés.
Il m’a assuré ne pas être raciste, être un peu surmené, et regretter cet abus de langage. Il m’a présenté des excuses.
Je trouve son attitude particulièrement honorable, et le crois sincère.
Je lève donc mon boycotte.
Je retire de tout cela plusieurs leçons:
- Ne jamais fermer sa gueule.
- Avoir le courage de ses opinions.
- Ne rien lâcher.
- En toutes circonstances, militer.
Bien fraternellement.
Le fabuleux feuilleton du CAPITAL
December 24th, 2008 by soupiresJ’entreprends de mettre en ligne “L’Abrégé du Capital de Karl MARX” par Carlo CAFIERO.
Cet ouvrage est paru aux Éditions Le Chien rouge.
Si vous accrochez, je vous invite à commander votre propre exemplaire.
Ici: Le Chien rouge
Ou là: Le Brouillon de culture
” L’ouvrier a tout fait; et l’ouvrier peut tout détruire, parce qu’il peut tout refaire.”
(un travailleur italien)
Pour commencer la lecture, cliquez sur sommaire
Le Père-Noël est un enfoiré de capitaliste
December 24th, 2008 by soupiresComment! Vous ne le saviez pas?
J’explique.
A l’origine le Père-Noël s’appelle Saint-Nicolas, il appartient à la tradition de l’est de la France, et il s’habille en vert. Il vient sanctionner les écoliers au prorata de leur assiduité scolaire.
Les Yankees, en mal de tradition, s’en emparent, la firme Caca-Cola le rhabille, lui donne cet air de bonhommie naïve et sa couleur rouge (comme sa marque). Gavé de hamburger, joufflue, armé de ses joujoux aux phtalates, le voilà prêt à débarquer dans vos foyers. Le débarquement, ils connaissent aux USA. Artilleries lourdes, tapis de bombes et pluie de dollars (les atlantistes crédules, pro-OTAN, qui nous surinent “si les ricains n’étaient pas là”, devraient se souvenir qu’ils ne sont entrés en guerre qu’aprés l’afront de Pearl-Arbor…) . Mais bon, ne parlons pas de guerre, c’est la trêve de noël…
Sortez vos portes-monaies et consommez, ne regarder pas les étiquettes, surtout pas, offrez plus et mieux que votre voisin. Consommer plus pour briller plus. Mais prenez garde de ne pas vous “étouffer de dinde aux marrons”.
Comme disait Renaud, à l’époque où il avait encore quelque chose à dire: “Être né sous le signe de l’hexagone, c’est pas ce qu’on fait de mieux en ce moment!”
Je ne mange pas de ce pain là
December 21st, 2008 by soupiresSon pain est bon, mais lui, non!
Ce matin, dimanche 21 décembre, 8h30, comme de coutume, je vais chercher du pain frais.
Du vrai pain de boulangerie!
En longeant la boulange, j’entends crier. Çà vient du labo, je tends l’oreille. Les murs en ont parfois, en l’occurrence, à cause des prises d’air…
Le patron est entrain d’engueuler un de ces employés, qui a dû commettre quelques bêtises ou mal-façons.
Le discours est méchant, humiliant, cassant. Il fait référence à la qualité du travail de nos camarades d’Afrique du Nord.
“Toi tu n’en es pas un, pourtant?”, hurle le sinistre patron.
Bref j’ai pris ma baguette, et signalé à la patronne que son mari ferait mieux de crier moins fort ses propos racistes…
Du coup je change de commerce, c’est le moins.
Et en plus, je leur écrirai ma décision.
Suite et fin >>> Abus de langage

Le bal des hypocrites









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