Copenhague : Baptiste et Marianne gardent espoir (revue de presse)

À peine revenus de Copenhague, le concepteur de logiciel libre et l'employée du conseil général rêvent déjà de participer aux prochains rassemblements à Bonn et Mexico.
À peine revenus de Copenhague, le concepteur de logiciel libre et l’employée du conseil général rêvent déjà de participer aux prochains rassemblements à Bonn et Mexico

source: maville.com

Les deux jeunes Quimpérois ont participé au rassemblement citoyen en marge du sommet climatique. Très marqués par cette expérience, ils en reviennent avec une volonté d’agir encore plus forte.

InterviewVous avez participé, à titre personnel, au contre-sommet sur le climat, rassemblant les acteurs de la société civile. Quelques jours après la clôture du forum, quelle impression en retirez-vous ?Marianne : Pour moi, il y aura un avant et un après Copenhague. On ne peut pas avoir été là-bas, avoir recueilli toutes ces informations, et continuer comme avant. Il va falloir que je revoie mon mode de vie. La participation à ce forum aura été une sorte d’éveil.

Baptiste : Quand je suis revenu, les gens m’ont demandé : « c’était bien le Danemark ? ». Ils ont tout faux. On n’a pas vu le Danemark. Par contre, on a beaucoup appris, c’était très instructif. On a vécu quelque chose de très fort politiquement.

Les résultats du forum ne sont pas ceux escomptés. Pas d’accord contraignant, une simple déclaration d’intention. Vous n’êtes pas déçus ?

Baptiste : Non. Ca n’a pas marché au niveau officiel, mais le contre forum a fait son travail. Des extraits de la déclaration des peuples sur le climat (document de synthèse rédigé par le sommet alternatif) ont été lus devant l’ONU. C’est un texte auquel tout le monde a pu participer. Moi-même j’ai déposé trois amendements qui n’ont pas été retenus. Mais rien que d’y penser, ça me donne des frissons.

Marianne : La société civile a montré qu’elle pouvait agir. La lecture d’une partie du texte devant l’ONU, c’est une reconnaissance officielle du travail de lobbying des associations et des citoyens. Certains pays ont entendu le message.

Pas de découragement alors ?

Marianne : Pas du tout. À Copenhague, on a pu se rendre compte qu’ailleurs dans le monde, les changements climatiques étaient visibles : la montée des eaux aux îles Tuvalu, la fonte des glaces. Ce n’est pas pareil de lire les choses et de rencontrer les gens qui les vivent. Face à une telle urgence, ce serait trop bête de rester assis à ne rien faire.

Baptiste : Là-bas, nous avons rencontré des tonnes de gens qui font bouger les choses. Petit à petit, pas à pas. Si on garde espoir on pourra continuer à avancer.

De prochains rassemblements climatiques sont prévus mi-2010, à Bonn, puis en décembre à Mexico. Vous en serez ?

Baptiste : Bonn, c’est sûr. On ira en train. Et Mexico, on aimerait bien y aller. Mais, pas question de prendre l’avion. Il faudrait qu’on regarde pour faire le voyage en cargo mais ça risque d’être compliqué.

Marianne : Pour le moment, ce n’est qu’une boutade. Mais Copenhague aussi, à l’origine, c’était une boutade.

Propos recueillis par Romain LE JEUNE.
Ouest-France, 24/12/2009
Ouest-France 24/12/2009

Ouest-France 24/12/2009

http://www.quimper.maville.com/actu/actudet_-Actualite-copenhague-baptiste-et-marianne-gardent-espoir-_-1204233_actu.Htm

One Response to “Copenhague : Baptiste et Marianne gardent espoir (revue de presse)”

  1. copenhague29 says:

    j’ai personnellement préféré le premier article… surtout pour nos têtes de winners !! — B

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